Yacout et la carte bancaire, ou la peur du regard des autres !

Vous est-il arrivé de vivre un événement qui vous place subitement sous le regard des autres, et vous place face à de fortes émotions ?

L’histoire se situe au Maroc, dans la splendide et mythique ville de Marrakech, environnée d’une palmeraie réputée et de montagnes enneigées. J’avais la chance d’y avoir été invité avec mes enfants par ma mère, qui voulait pour la première fois réunir ses enfants et petits enfants et leur offrir un beau voyage de découverte de ce pays.

Marrakech, outre son immense médina compte de nombreux palais dont le plus connu est celui de la Bahia. Certains palais ou belles demeures ont été aménagés en hôtels et/ou en restaurants.

Depuis deux jours ma mère nous parlait de ce repas d’exception qu’elle nous offrirait .

Le jour J, nous nous étions mis «sur notre 31», et, un peu intimidés, nous nous sommes faits transporter à 21 heures vers le restaurant Yacout. L’accueil était parfait, la demeure somptueuse, les éclairages tamisés, le personnel discret et compétent, la décoration sobre et raffinée.

Je n’avais pas assez d’yeux pour m’émerveiller! Installés dans un petit salon autour d’une table circulaire, nous avons dégusté des mets délicieux, dont des poulets au citron , une épaule d’agneau cuite à la vapeur puis grillée, découpée avec style et maestria par un impressionnant serveur.

Déjà rassasiés, nous avons dû encore faire honneur à un fabuleux couscous puis à une  pastilla au lait d’amandes, avant de terminer par un thé à la menthe! La béatitude nous gagnait peu à peu, mêlée de gratitude envers ma mère, qui semblait ravie de cette soirée.

Le maître d’hôtel nous apporte l’addition, et comme il est souvent d’usage lorsque nous sommes invités, nous détournons tous le regard, évitant de compter le nombre de zéros !

Et là, flottement: ma mère commence par sortir, l’air détaché, une carte bancaire de couleur qu’elle dépose sur le plateau. Le maître d’hôtel revient avec l’appareil nécessaire et lui demande de taper son code ; premier essai, rien… Deuxième tentative: code encore erroné.

C’est là que nous ressentons tous une montée d’émotions ! Le rythme de nos cœurs s’accélère brusquement, on dirait un énorme roulement de tambours !

Qu’allons-nous faire ?

Ma mère a-t’elle une autre carte ? Très troublée par son oubli, elle transpire et plonge dans son sac à la recherche d’une seconde carte: elle la tend au maître d’hôtel et tente de se rappeler de ses codes, son esprit se brouille, elle a la sensation de tout mélanger!

Quant à nous, nous nous imaginons que le personnel du restaurant ricane intérieurement et s’impatiente, ce qui n’est peut-être pas faux, vu que nous étions les derniers clients! Quand, soulagement, ma mère tape enfin un bon code…

Voilà un exemple plutôt amusant, j’espère qu’il vous permettra d’en retrouver dans vos souvenirs. Racontez-les nous dans les commentaires, dites-nous comment vous avez réagi!

Dans mon cas, j’ai compris ce soir-là que j’avais encore à travailler sur moi! En soi, c’est une excellente nouvelle .
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